16 avril de l’an 2000
A la dorobée
Coin chasse et pêche
La feuillaison
La percherie, la bergerie
La survie
Le gel au sol
Le vieux bouleau
Les trois soeurs
Mont-Garceau
Un monde imaginaire
Née en Abitibi, le 11 décembre 1927, elle demeure en permanence à Saint-Donat depuis 1971.
C’est merveilleux, à l’âge de la retraite, début soixantaine, de se sentir revivre dans un art aussi passionnant que la peinture. Elle met agréablement les bouchées doubles, se disant une fois les obligations familiales moins prenantes, qu’ ’’Il n’y a pas d’âge pour s’exécuter, là où l’on se sent bien’’.

- Mme L’Heureux
Autodidacte, son mot d’ordre est le travail, devenant pour elle un moyen de s’exprimer et de partager. C’est de 1989 à 1992, en participant à des ateliers de peinture et dessin ’’Loisirs pour adultes’’ organisés par la municipalité de Saint-Donat qu’elle se découvre un goût pour l’art pictural. Elle fait connaissance avec le pinceau, la spatule avec laquelle elle sent une affinité particulière, l’huile, l’acrylique, la gouache et l’encre. Ces ateliers furent la source qui alimenta son cheminement, lui permettant de meubler ses temps libres. Pleine d’enthousiasme, elle achète son premier équipement de peinture. Une immense joie s’empare d’elle et la grande roue se met en branle.
C’est le coup de foudre !
La peinture devient vite sa priorité.
Elle peint pour son plaisir, selon sa fantaisie, pleine de fougue et d’audace : des oeuvres originales et personnelles ancrées dans la réalité de son tableau, en écoutant la voix de la nature et de son âme. Elle ne croit pas être influencée profondément par quelqu’un en particulier. Elle aime être vraie et être elle-même…
Quand elle est devant son chevalet, inutile de lui demander l’heure ; ça peut être le jour comme la nuit, dépendant de l’inspiration du moment.
La peinture s’est avérée pour elle, une ’’bouée’’ à plusieurs occasions, lui faisant vivre des aventures extraordinaires et découvrir un monde jusqu’alors insoupçonné. Amoureuse de grand air et plutôt sédentaire, elle s’est vue renaître en ouvrant les yeux sur les magnifiques couleurs des paysages donatiens qui l’inspirent autant sur le motif que dans l’imaginaire, qui pour elle, est en réalité du ’’déjà vu’’ bien enfoui dans l’âme, attendant le bien mûri pour s’étaler avec spontanéité sur la toile qu’elle a bien apprivoisée. À l’aide de ses croquis ou de ses photos, c’est entre ses murs qu’elle préfère étaler ses couleurs.
À l’été 1992, la municipalité de Saint-Donat la choisit pour produire quatre tableaux qui seront offerts aux gagnants du concours ’’Maisons fleuries’’
Cette même année, le peintre Guido Molinari la sollicite et elle expose des œuvres à la galerie Barbeau-Molinari, en permanence durant 10 ans. Elle est aussi du nombre des exposants de Art Boréal.
Plusieurs de ses œuvres font maintenant partie de collections privées.
Serait-elle indisciplinée ? Possible, le style, la couleur et le médium…du paysage aux personnages, de l’abstrait au semi abstrait, chez elle c’est une réalité perçue dans son monde intérieur. N’aimant pas les contraintes, tel un automate, elle aime laisser libre cours à son imagination dans des gestes libres et spontanés, et vivre pleinement dans son tableau.
À ses débuts, elle disait :’’Peindre pour moi c’est respirer, prier, chanter, c’est aimer, partager, c’est m’évader à l’intérieur de moi, c’est vivre !’’ Aujourd’hui elle continue de penser de la même façon.
’’L’important pour moi, c’est de faire ce que j’aime et aimer ce que je fais’’.
’’En plus, dans ma peinture, je peux dire plein de choses, je les dis le plus simplement du monde… c’est là mon unique talent d’artiste’’
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